Situation dans les universités et la recherche

greveuniversiteLa crise s´installe durablement dans les universités. Le Parti socialiste avait prévenu le gouvernement que la réforme du statut des enseignants-chercheurs était en train de prendre une dimension très préoccupante.

Le Conseil National des Universités a demandé, à la quasi-unanimité le retrait du projet de loi relatif à cette réforme. Cette contestation légitime s'explique également en grande partie par la diminution des moyens financiers et la volonté dogmatique de suppression de postes dans un domaine pourtant reconnu comme prioritaire.

La réforme du statut des enseignants-chercheurs conduit à une modulation du service d'enseignement. Mais dans un contexte de suppression d'emploi, cela revient à imposer une dégradation du service rendu et une aggravation des conditions de travail. Nous sommes loin de l'objectif de reconnaissance du métier d'enseignant-chercheur.

La réforme de la formation des enseignants est également rejetée faute de concertation et de négociation préalable.

Nico's Show : Premières réactions

920502Une nouvelle fois ce soir, une intervention du Président de la République s'est limitée à des effets d'annonce qui n'ont pas réussi à masquer ses hésitations et ses incohérences.
Aucune nouvelle mesure n'a été annoncée, sauf la suppression de la taxe professionnelle en 2010, sans compensation définie ni même envisagée, ce qui ne manquera pas d'accentuer encore les difficultés de collectivités territoriales.
Le Président de la République, sans surprise, a annoncé qu'il poursuivrait sur la même voie. Ainsi, le monde change sous nos yeux, il l'a lui-même reconnu, mais rien ne saurait le faire dévier de sa politique. Il a rejeté toute tentative de relance par la consommation et nié les problèmes de pouvoir d'achat des Français. Ainsi, la crise serait une crise de confiance venue de l'étranger. Pourtant la France était déjà affaiblie par les politiques gouvernementales engagées bien avant le déclenchement de la crise financière.
Face aux difficultés des Français, aucune décision n'a été prise et tout est renvoyé à la discussion entre partenaires sociaux, le 18 février.
Nicolas Sarkozy s'est contenté de recycler les mesures déjà annoncées (projets d'investissement, convention UNEDIC...). Concernant l'indemnisation du chômage, aucune somme n'a été évoquée ; pour les salariés SMICARDS, aucune mesure claire.
Entêté, acharné jusqu'à l'incohérence, Nicolas SARKOZY est ce soir un président sans voix, sans proposition. Le décalage entre lui et les attentes des Français a sauté aux yeux. Pendant ce temps là, la crise s'accentue et la France perd du temps.

Un recul de l’emploi mais un volume d’heures supplémentaires qui continue de progresser

Alors que le volume d'heures supplémentaires s'est accru au troisième trimestre, le volume d'heures travaillées s'est réduit, reflétant la baisse des effectifs.

Évolution de l'emploi salarié et du volume d'heures travaillées

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En effet, au troisième trimestre 2008, dans les entreprises de 10 salariés ou plus des secteurs concurrentiels, le nombre moyen d'heures supplémentaires par salarié à temps complet déclarées par les entreprises est supérieur de 35,8 % à celui déclaré un an auparavant1. La hausse constatée était de 34,5 % au 2ème trimestre 2008. D'un trimestre à l'autre, le nombre moyen d'heures supplémentaires déclarées par salarié à temps complet augmente de 1,0 % au 3ème trimestre 2008 par rapport au 2ème trimestre, après une hausse de 5,5 % entre le 1er trimestre 2008 et le 2ème trimestre 2008.

Plan de relance : Sarkozy préfère le gris au vert

Le plan de relance présenté par N. Sarkozy le 4 décembre 2008 et détaillé par F. Fillon le 2 février est peu novateur en terme de réorientation de l'économie. Très traditionnel, les mesures annoncées sont très majoritairement orientées sur l'existant : peu de chose sur l'environnement et sur la réduction des consommations d'énergie, alors que ces thèmes font partie des promesses du Grenelle de l'environnement.

Un reniement du Grenelle

De ce point de vue, les engagements prévus dans la loi d'orientation Grenelle 1 sont en contradiction avec de nombreuses mesures annoncées dans le plan de relance de la droite. Comme l'on dit plusieurs observateurs, le New Deal Ecologique voulu par Sarkozy, et annoncé en grande pompes fin 2007 est absolument introuvable dans les propositions de ce début d'année. Sarkozy se révèle enfin avec ce plan de relance : le Grenelle n'est que poudre aux yeux.

Une autre Europe est possible !

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Vincent Peillon et Michel Besseau à l'issue de la réunion publique du 12 février 2009 à Elancourt. 200 personnes ont participé à un débat riche et passionnant qui a donné de véritables perpectives à la construction européenne.

 

Debat-Europe-Peillon-Elancourt

La réunion publique avec Vincent Peillon est une réussite et nous pouvons collectivement nous en féliciter.Nous tenons à remercier l'ensemble de la section pour sa participation. Un grand merci tout particulièrement à Monique, Philippe, Pierre, Noël et Michel et Nathalie qui nous ont aidé à mettre sur pied ce projet et qui y ont cru. Une pensée toute particulière pour Samuel, Isabelle, Armelle, Géraldine, et Jean Yves qui sont venus apporter un soutien technique efficace.

 

 

Quelques souvenirs de cette soirée :{phocagallery view=category|categoryid=4|limitstart=0|limitcount=0|detail=5|type=1|overlib=2}