Nicolas Sarkozy a annoncé la création le 17 septembre d'une commission, composée majoritairement d'élus et de responsables syndicaux pour discuter de la privatisation de la Poste française. Cette commission rendra un rapport le 30 novembre. Quant on veut enterrer un problème, on crée une commission disait Clémenceau ; de quel débat s'agit il exactement ?

fh-medium.jpgLa semaine dernière, le Conseil national de l’UMP a donné, une nouvelle fois, la vérité du président de la République : celle d’un chef de parti, d’un chef de clan,mais pas d’un chef d’État.

Après avoir humilié le service public de l’audiovisuel – en traitant ses partisans de « secte » – ,après avoir semé le trouble et le malaise au sein de l’institution militaire - en provoquant la démission du Chef d’État Major de l’Armée de Terre - et jeté la confusion au sein de l’institution judiciaire – en changeant la composition du Conseil Supérieur de la magistrature –, il s’en est pris aux syndicats, en les raillant sur leur incapacité à bloquer, par les grèves, le pays.

edito-ar.jpgOn aurait tort de chercher l'événement culturel de l'année 2007 en France du côté des musées, des théâtres, des concerts, des festivals ou de l'édition. Cet événement n'a pas eu lieu dans le champ de l'art, de la photographie, du design, de la danse, du théâtre, de la musique, ou de la littérature. Il s'est produit ailleurs, avec la participation d'une majorité de Français. Cet événement, dont les résonances s'annoncent d'ores et déjà profondes, c'est évidemment l'élection de Nicolas Sarkozy à l a tête de l'État.

Jamais un candidat à la magistrature suprême n'avait en effet autant mêlé dans sa campagne la culture à la politique. Jamais la «rupture» culturelle n'avait autant été présentée comme l'une des conditions de réalisation d'un programme politique. Il faut remonter au premier septennat de François Mitterrand, et à l'action menée par Jack Lang au début des années 1980, pour trouver un semblable rôle politique accordé à la culture.