Refus de maires UMP d’appliquer les rythmes scolaires en 2014 : Un geste d’incivisme inacceptable

 
Les maires qui ont affirmé qu'ils n'appliqueraient pas la réforme des rythmes scolaires en 2014, dont une quarantaine de la communauté d'agglomération Nice Côte d'Azur, font preuve d'une très grave irresponsabilité. L'UMP montre un incivisme inacceptable en laissant ces maires enfreindre la loi délibérément.
 
C'est une attitude intolérable de la part d'un parti de gouvernement d'autant que l'école est par excellence le lieu d'apprentissage de la loi et de la citoyenneté : c'est un terrible exemple d'irrespect de la loi donné aux enfants.
L'entêtement de ces maires pénalise avant tout les enfants en leur refusant une réforme qui a vocation à mieux respecter leur développement, à promouvoir l'égalité entre tous les élèves, et la découverte et la pratique d'activités auxquelles ils n'avaient pas accès jusqu'alors.
 
J'appelle l'UMP à faire respecter la loi par ses élus. Ils doivent cesser de jouer avec les principes. Des élus de la République ne peuvent pas déroger à la loi.
Harlem Désir, Premier secrétaire du Parti socialiste
Emeric Bréhier, secrétaire national à l'Education

Le groupe UMP a présenté ce matin un contre budget de régression sociale, qui condamnerait le pays à la faillite. 

L’injustice des mesures proposées est très choquante : ne pas vouloir revaloriser les agents de la fonction publique les moins bien payés, ne pas vouloir aider davantage les familles modestes pour la rentrée scolaire et ne pas vouloir lutter contre la précarité des personnes en situation de handicap en revalorisant l’allocation adulte handicapé (AAH), témoignent d’un terrible choix de société dans lequel la solidarité est inexistante et qui rejette violemment les plus faibles.  

Le document présenté par les députés UMP frappe aussi par son amateurisme quant à la gestion des finances du pays, qu'il s'agisse de la maîtrise de la dépense publique, de la réduction de la dette publique ou du redressement de notre économie.

Alors que les dépenses publiques ont augmentée de 32 milliards par an entre 2007 et 2012, l’UMP propose de reconduire la politique qu’elle a menée à l'époque, celle la même qui a entraîné la France dans une situation de quasi faillite.

L’UMP souhaite laisser filer le déficit public en prétendant ne demander aucun effort aux grandes entreprises dans la lutte pour la réduction de la dette. En voulant supprimer les efforts demandés aux grands groupes internationaux, c’est sa préférence irresponsable pour la faillite du pays que l’UMP confirme.

En proposant de supprimer les emplois d’avenir et les contrats de génération, l’UMP condamne des milliers de jeunes à rester au chômage et dans la désespérance. Elle condamne la France à replonger en récession. 

L’opposition doit faire preuve de plus de responsabilité dans ses propositions et s’intéresser à l’avenir de notre pays plutôt qu’à ses obsessions idéologiques.

Harlem Désir, Premier secrétaire du Parti socialiste
Karine Berger, secrétaire nationale à l’Economie
Benoît Hamon était l'invité mardi de LCI ; l'occasion pour le ministre délégué à l'économie sociale et solidaire et à la consommation d'évoquer les réactions de Laurent Wauquiez et de Valérie Pécresse sur la situation au Mali, mais aussi de revenir sur l'adoption la veille par le gouvernement du plan de lutte contre la pauvreté.

MPT2013Les manifestations dirigées contre le mariage homosexuel ont réuni plusieurs milliers de personnes en France le 18 novembre, et le dimanche 13 janvier. Bien que le nombre de couples homosexuels soit plutôt marginal en France, environ 150 000, soit 1% des couples en France, le débat gagne en intensité.

Autant on pourrait se satisfaire de la richesse des idées développées dans le débat philosophique qu'on regrette aussitôt les relents nauséabonds qu'il dégage.

Nous souhaitons que le projet de loi aboutisse pour faire évoluer notre société sur le plan de l'égalité des droits, que cette réforme soit un des symboles forts des avancées sociétales apportées par la mandature Hollande comme l'ont été jadis, la contraception, l'IVG, le PACS ou l'abolition de la peine de mort...

Nous souhaitons donc présenter quelques arguments qui répondent à une vingtaine d'affirmations des détracteurs du mariage pour tous. Des arguments entendus sur les manifs, les radios, TV ou lus sur les blogs et forums.

 

Document sans nom
LDH
N° Special avril 2012
EDITO
Battre le candidat des droites

La Ligue des droits de l’Homme se félicite du haut niveau de participation au premier tour de l’élection présidentielle. Elle y voit la volonté du peuple français de restituer à la politique son rôle primordial, sans céder aux injonctions de se plier aux intérêts économiques.

DOSSIER : La LDH fait des propositions
La démocratie, ça se construit

Des propositions à débattre, enrichir, valider…

Un quinquennat s’achève. Nous entrons dans une nouvelle phase politique, avec la tenue des élections législatives, destinées à renouveler la représentation nationale à l’Assemblée et le profil des forces qui vont proposer, discuter, voter les lois
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Pour un sursaut démocratique
Minée par la dégradation des droits, des libertés, des valeurs républicaines, l’état de la démocratie dans notre pays est inquiétant, Elle constate une grave crise de confiance à l’égard de la représentation politique et de la capacité des forces politiques à servir l’intérêt général et à maîtriser l’avenir. L’abstention croissante en est une manifestation.
Pour l’accueil des étrangers dans la dignité et le respect des droits
Les conditions d’accueil et d’existence des étrangers de France sont indignes. Le constat est accablant : celles et ceux qui vivent ici, aiment ici, travaillent ici, payent ici leurs impôts, leurs cotisations et leurs charges ne sont pas considérés et traités sur une base d’égalité des droits.
Pour l’avenir des enfants et des jeunes
Pour la première fois depuis longtemps, « les jeunes », qui ne constituent pas plus une catégorie homogène que les « vieux », connaissent une entrée dans la vie d’adulte plus difficile que celle de leurs parents. Pourtant, leur parole est peu prise en compte ; à peine sont-ils entendus lorsqu’ils se mobilisent. Le plus souvent , ils sont érigés en « classe dangereuse ».
Pour mettre fin à l’arbitraire et libérer la justice
Les conditions d’utilisation de la police et du fonctionnement de la justice sont inquiétantes dans notre pays. Le constat est largement partagé : jamais les rapports n’ont été aussi dégradés entre la police et les populations, entre la justice et les justiciables. Cette situation est en grande partie causée par des conceptions malsaines et inefficaces de l’ordre public, ainsi que par une absence de moyens destinés aux forces de sécurité.
Pour mettre fin au contrôle social généralisé, invasif et nocif pour les libertés
La situation des libertés soumises à une utilisation sécuritaire des techniques d'information et de communication est inquiétante.. Jamais il n’y a eu en France autant de fichiers, publics ou privés, couvrant les champs les plus divers, d’écoutes, de caméras de contrôle, jamais la surveillance des uns par les autres n’a été à ce point encouragée par les pouvoirs publics.
Pour un système de santé mêlant proximité, prévention et efficacité
Les fondements de la Sécurité sociale sont de plus en plus remis en cause au profit d’une logique de gestion comptable. La situation du système de santé en général se dégrade, et les hôpitaux en particulier sont les premiers concernés. L’égalité d’accès aux soins n’est plus assurée pour tous.
Pour rendre effectif le droit au logement pour tous
Expulsions locatives… Augmentation constante des loyer et des charges… Le marché immobilier privé spécule et c’est le logement social qui trinque ! Et pourtant elles et ils sont peut-être sans logis ou mal logés, mais elles et ils ne sont pas sans droits !
2012 : L'etat des droits de l'homme en france

LDHL'année 2011 a été marquée à la fois par l'approfondissement de la crise économique, sociale et écologique, par la révolte des peuples arabes et par la préparation d'échéances démocratiques majeures en France.
Le retour sur événements que propose l’état des droits 2012 peut se lire avec d’autant plus d’intérêt au lendemain du premier tour de la présidentielle. On peut notamment y lire les lignes suivantes : « le désir de changement n’échappe pas à l’attention des droites, qui entendent en tirer parti et s’attaquent pour cela au thème de l’anti-France, à partir duquel elles travaillent à faire bouger les lignes, à faciliter des rencontres, à forger des alliances nouvelles. Cette situation nouvelle appelle une extrême fermeté. La percée des thèmes de l’extrême droite s’opère sur un fond de crise profonde, de peur du déclassement social, d’un sentiment d’abandon des classes populaires par les classes moyennes et dirigeantes. »
Forts de ce constat, les rédacteurs de l’état des droits reviennent au lonf des articles sur la nécessité de relégitimer le politique comme fondateur de démocratie ; de prendre au sérieux l'effectivité des droits sociaux et de réinvestir dans le service public ; de changer d'ère face à l'urgence écologique ; d'en finir avec la politique de la peur et du soupçon, de rendre la justice indépendante du politique et de mettre la police au service des droits des citoyens ; de refuser les logiques de discriminations, de racisme et de xénophobie pour choisir un avenir partagé, en France comme dans le nouveau monde qui naît, en agissant fermement pour l'universalité des droits.
Les citoyens ont envie de cette nouvelle donne. La participation élevée au premier de la présidentielle en est un indice. La société civile, dans sa diversité, est porteuse d'énergies, d'idées, de possibles. Elle cherche à les exprimer, à dire les mots du changement, elle veut être entendue. Ce livre porte l’ambition de mettre en débat ces projets, ces attentes, et le nouveau contrat social garantissant l'effectivité des droits pour un « autre avenir ».


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